🗽 Amérique - Le patrimoine des émigrés français en Acadie


mercredi 1er février 2006, par Michèle Champagne


Comment vivent ces Français émigrés en Acadie depuis le XVIIè siècle ? Quelles sont les familles pionnières de Port-Royal (Annapolis Royal) ? Quel est leur patrimoine ? Sont-ils tous des agriculteurs ou des artisans, seigneurs ou brigands ? Tel est l’objet de ce deuxième volet sur les émigrés français en Acadie. Les recensements de 1671 et 1701 constituent les premières années de peuplement de la ville Port-Royal (qui deviendra Annapolis Royal en 1713). En dépouillant les données, nous pouvons suivre l’évolution de la population dans cette ville.

Croissance du peuplement français en Acadie


L’expérience pour habiter Port-Royal, sur l’île Sainte-Croix en 1604, se solda par un échec. Il faudra attendre quelques années pour avoir un flux d’émigration significatif vers l’Acadie. Dès 1680, la population acadienne croît chaque année. Le recensement de la ville de Port-Royal, établi en 1671, mentionne les premières familles, avec leur métier, l’âge des conjoints, enfants et biens. Le tableau ci-dessous compare le peuplement des territoires de la France (Nouvelle-France et Acadie) avec celui des colonies américaines de 1608 à 1750. L’émigration des Français vers la Nouvelle-France et l’Acadie n’arrive pas à constituer un rapport de force avec les colonies américaines.

 
 
Populations de la Nouvelle-France, de l'Acadie et des colonies américaines (1)
 
Année Nouvelle-France
Québec, Montréal, Trois-Rivières
Acadie 
Port-Royal, Beaubassin
Colonies Américaines 
Maine, Massachusetts, New York
1608 28 10 100
1680 9 700 800 155 000
1710 16 000 1 700 357 000
1750 55 000 15 000 1 200 000

 
Les Britanniques, les Allemands et les Hollandais émigrent massivement vers les colonies américaines depuis le XVIIè siècle. Le point culminant de la densité de population se situe en 1750 avec 1 200 000 habitants. La Nouvelle-France en compte pour la même année 55 000 et l’Acadie 15 000. Le flux migratoire de l’Europe profite beaucoup plus à l’empire Britannique. Très tôt se pose le problème de la disponibilité des terres dans ces colonies. Ainsi, les colons américains se tournent vers l’ouest à la recherche d’un espace à cultiver. Or, les possessions de la France les empêchent de s’y installer.

Les luttes menées en Europe ont marqué les frontières de l’Acadie et de la Nouvelle-France. La guerre de succession d’Espagne qui opposa, de 1701 à 1714, la France et l’Espagne à une coalition menée par l’Angleterre, l’Autriche, la Hollande et la Hongrie, se solda par la signature du traité d’Utrecht en 1713. Par ce traité, la France cède à l’Angleterre l’Acadie, Terre-Neuve et la baie d’Hudson. En revanche, la France conserve l’île Saint-Jean, l’île du Cap Breton et la Nouvelle-France. Le traité est ambigu sur les limites de l’Acadie, ce qui provoque des conflits entre la France et l’Angleterre pendant plus de 50 ans. La carte de l’Amérique du Nord au XVIIIè siècle [2] précise les possessions anglaises, françaises et espagnoles en Amérique du Nord.

Qui sont les familles pionnières de l’Acadie, d’où viennent-elles ?


Les familles pionnières arrivent en Acadie en 1632 depuis le port de La Rochelle. Les émigrés proviennent des régions du Poitou, de la Touraine et de la Bretagne. Ces personnes s’ établissent pour l’essentiel à Port-Royal, situé à l’embouchure de la rivière au Dauphin (baie de Fundy). En 1636, d’autres familles arrivent à bord du navire le « Saint-Jean ». La plupart resteront en Acadie et donneront naissance à une forte descendance. Une seconde émigration a lieu en 1644 sous l’impulsion de C. Menou d’Aulnay. Vingt ménages français, de la province de Loudun (département de la Vienne) mettent les voiles en direction de l’Acadie. S’agit-il de réfugiés huguenots ? Dans son étude sur les protestants en Nouvelle-France et au Québec, Robert Larin mentionne que les villes de Poitiers et de Niort fournirent 32,8% des 558 migrants haut-poitevins de la vallée du Saint-Laurent [3]. Le Loudun est également un vivier de protestants. Nul doute que le peuplement de la Nouvelle-France et de l’Acadie a bénéficié de l’apport de réfugiés protestants.

Ces émigrants étaient-ils les seuls sur le territoire Acadien ?


Les habitants autochtones - Mi’kmaq, Malécites et Abénaquis - , ne figurent pas dans les premiers recensements, malgré leur présence sur le sol, et ce, bien avant l’arrivée des explorateurs européens. En 1611, la population autochtone est estimée à 3 500 personnes, établies sur tout le territoire correspondant aujourd’hui à la Nouvelle-Ecosse. Les émigrés Français ont pu survivre dans ces contrées grâce à l’apprentissage des us et coutumes des autochtones : recettes à base de plantes pour soigner, confection de vêtements et de souliers de peau, rudiments de la chasse. Les autochtones ont des relations étroites avec les Acadiens, aussi bien les colons que les seigneurs, par les mariages et le commerce des fourrures. Jehan Lambert épouse une Mic’kmaq vers 1628. De cette union, naît une métisse, Radegonde Lambert. Un autre, Pierre Martin épouse une Abénaquis, Anne Ouestnorouest. Dans les registres de baptême de Port-Royal, pour les périodes de 1702 à 1755, apparaissent des familles Acadiennes citées comme parrains ou marraines de jeunes indiennes qui, pour épouser un blanc devaient être baptisées.


Quels métiers exercent-ils en Acadie ?


Le premier recensement d’Acadie, établi en 1671 pour la région de Port-Royal, mentionne : 68 familles, dont 5 veuves, 227 enfants, 829 bêtes à cornes, 399 brebis, 417 arpents de terre labourables, 525 barriques de récolte, 33 minots, 24 boisseaux [4].

Si l’on regarde de près la liste des familles de Port-Royal, la colonie à ses débuts est surtout peuplée de laboureurs, d’artisans et de tonneliers [5]. Le graphique présenté ci-dessous donne la répartition des métiers de Port-Royal en 1671. Sur les 68 familles recensées, 59 d’entre elles sont indiquées avec le métier exercé par l’époux. La colonie compte un seul chirurgien militaire, un maréchal et un matelot. Ce dernier est un anglais, Lawrence Granger, né en 1637 à Plymouth. Il a les pieds bien sur terre car il possède cinq bêtes à cornes, six moutons et quatre arpents de terre, en plus de naviguer sur mer. Granger a abjuré sa religion protestante pour épouser une acadienne. Le chirurgien militaire est Jacques Bourgeois.

 
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Les artisans regroupent les charpentiers, maçons et taillandiers. Un des charpentiers est Thomas Cormier. En Acadie, le taillandier fabrique des outils et des fers pour les laboureurs. L’un deux est Jean Pitre, alias Jehan Pieters, d’origine flamande, de religion protestante. Etait-il déjà en Amérique, installé dans une colonie Hollandaise de Fort Orange (maintenant Albany, New-York) ou en Nouvelle-Amsterdam (ce jour New-York) [6] ? Les artisans exercent plusieurs métiers pour vivre. Jean Pitre, taillandier de métier, est forgeron à ses heures.

Pierre Commeau, tonnelier, fabrique des barils pour conserver le poisson salé et les denrées à expédier en France. Pierre Commeau est né en 1596, à Pouilly en Auxois, près de Dijon (arrondissement de Beaune). La tonnellerie en France est un métier souvent choisi par les fils de familles nobles pour éviter de prendre les armes ou épouser la prêtrise. Pierre Commeau était-il tonnelier en France, ou le devint-il à son arrivée en Acadie ?

La ville de Port-Royal est le centre administratif de la colonie et un port pour le trafic des marchandises dans le négoce inter colonial. Plusieurs personnes exercent le métier de marchand. Ainsi, Germain Bourgeois ravitaille le fort Nashwaak et d’autres villages de l’Acadie, de denrées et marchandises.

A partir de 1698, les recensements mentionnent les domestiques employés auprès de certaines familles [7]. Est-ce un signe de fortune ? Ces familles se distinguent par le nombre de bêtes et de terres qu’elles possèdent par rapport à l’ensemble de la population de Port-Royal, à l’exception des Corporon et Savoye.

 
Patrimoine des familles de Port-Royal engageant un domestique
Famille Enfants Bêtes Brebis Terres Arpents
Pierre Dupuis et Magdeleine Landry 7 50 25 40
Emmanuel Hébert et Andrée Brun 6 31 25 16
François Brossard et Catherine Richard 7 29 20 16
Jean Fardel et Marie Gaudet 1 22 15 6
Louis Allain et Marguerite Bourg 2 18 12 5
Jacques Michel et Catherine Commeau 4 14 10 2
Pierre Maisonnat et Judith - 12 - Sans terre
Antoine Hébert et Jeanne Corporon 3 8 8 16
Jean Corporon et Françoise Savoye 9 4 7 Sans terre


Et le mariage : quelle est la différence d’âges entre les conjoints ?


En excluant les veuves et les célibataires, la majorité des couples se situe dans une même tranche d’âge, soit une différence maximale de 10 ans. Cette tendance va d’ailleurs en augmentant. Le graphique ci-contre précise que 47 couples ont un écart de 10 ans et moins. En règle générale, les femmes sont plus jeunes que les hommes. Trois couples ont une différence très prononcée :

* deux couples ont 35 ans de différence :
  • Pierre Commeau, âgé de 75 ans, et son épouse Rose Bayou, âgée de 40 ans. Il arriva en Acadie avec le commandeur Isaac de Razilly, à qui Louis XIII avait confié la mission de reprendre possession de l’Acadie. On retrouve le nom de Pierre Commeau sur le « Saint-Jean », qui toucha les rives de l’Acadie le 8 septembre 1632.
  • Guilleaume Trahan, âgé de 60 ans, et son épouse Magdeleine Brun, âgée de 25 ans. Les Trahan se sont installés en Acadie vers 1637 [8] ?

* Un couple a 32 ans de différence :
  • Jehan Gaudet, âgé de 96 ans, son épouse Nicolle Colleson, âgée de 64 ans. Il est né en France vers 1575 dans la région de Poitou-Charentes. Il est le plus vieil habitant de Port-Royal au recensement de 1671.
     
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Quel est le patrimoine de ces habitants ?


Les familles ont un troupeau de faible taille, la majorité possède une dizaine de bêtes à cornes et de brebis. Les propriétaires qui se distinguent par le nombre élevé de bêtes - troupeau supérieur à 30 bêtes à cornes - , exercent soit un autre métier, soit sont associés de par leur mariage à une famille aisée de Port-Royal, aussi bien le mari que la femme. L’estimation du patrimoine se base sur le nombre de têtes de bétail et non sur le rendement des terres cultivées. Dans son ouvrage sur les stratégies matrimoniales en Acadie, Jacques Vanderlinden [9] précise que le problème pour estimer la valeur du patrimoine est la disparité des données. Entre les divers recensements, les informations ne sont pas homogènes. Certaines données sont retranscrites chaque année, alors que d’autres n’apparaissent plus. Il faut également tenir compte des réseaux de relations, voire des stratégies matrimoniales, qui constituent un levier pour accroître son patrimoine.

Que valaient des bêtes à cornes à cette époque ? Cité dans l’ouvrage de Vanderlinden, l’historien Clark [10] estime qu’un bovin vaut entre 40 et 50 livres. Selon Clark, la famille élève du bétail pour sa subsistance lorsqu’elle dispose de quelques bêtes. En deçà de ce seuil, il s’agit de personnes démunies. En regardant de près les informations sur le patrimoine agraire (nombre de bêtes à cornes hors brebis) détenue par l’ensemble de la population de Port-Royal, on peut considérer qu’au-delà de 30 bêtes à cornes le propriétaire est à l’aise.

Troupeau supérieur à 30 bêtes à cornes - quelques familles se situant dans ce que l’on pourrait appeler des « nantis » :
  •   Charles Melanson, laboureur, 28 ans, 40 bêtes à cornes et 20 arpents labourables. Charles prend comme épouse Marie Dugas en 1663 et abjure sa religion protestante pour se marier. Le père de son épouse est Abraham Dugas, armurier et lieutenant général du roi en Acadie. Il s’agit donc d’un notable. Charles Melanson par ce mariage achète une crédibilité. De confession huguenote, Charles débarque en Acadie avec une expédition militaire anglaise contre Port-Royal. Tôt ou tard, Charles bénéficiera du patrimoine des Dugas : 22 bêtes et 16 arpents de terres labourables. L’apport de ce mariage pour Melanson se trouve dans la notoriété de sa belle-famille.
  •   Jacob Bourgeois, chirurgien militaire, 33 bêtes à cornes et 20 arpents en valeur et en labour. Il quitte La Rochelle sur le navire le « Saint-François » en mai 1641 en direction de l’Acadie. Il est nommé par le gouverneur d’Aulney lieutenant à la garnison de Port-Royal, en plus de ses fonctions de chirurgien. Il prend comme épouse Jeanne Trahan dont il a au moins un fils, Germain Bourgeois, qui sera marchand pour la colonie.
  •   Pierre Leblanc, 37 ans, 30 bêtes à cornes, 25 arpents labourables.
  •   Pierre Tibaudeau, 71 ans, 30 bêtes à cornes, une dizaine d’arpents en valeur.

Suivis par d’autres familles, pour n’en citer que quelques-unes :
 
  • Jehan Labatte, laboureur, 33 ans, 26 bêtes à cornes et 15 arpents en labour.
  • Claude Petitpas, laboureur, 45 ans, 26 bêtes à cornes et 30 arpents en labour.
  • Guillaume Blanchard, vigneron, 25 bêtes à cornes, 20 arpents en labour. Il s’embarque sur le navire le « Saint-Jean » en avril 1636 pour l’Acadie. Il s’engage pour une durée de cinq ans. Au terme de cette période, il retourne en France et fait venir sa famille pour se fixer à Port-Royal.
  • Jean Commeau, 43 ans, 25 bêtes à cornes, 10 arpents en valeur.
  • Pierre Dupuy, 30 ans, 22 bêtes à cornes, 16 arpents en valeur.
  • Manuel Hebert, 50 ans, 21 bêtes à cornes, 12 arpents en valeur.

En regardant de près le graphique " Evolution du troupeau de Port-Royal ", une grande partie de la population, soit 84 personnes, en 1671, possède un troupeau de faible taille (entre 1 et 10 bêtes). La propension du cheptel tend à régresser en 1701 pour les propriétaires ayant un troupeau inférieur à 20 bêtes. Ainsi, la progression se situe surtout en 1701, pour une taille de cheptel donnée : 13 personnes gèrent un troupeau composé de 21 à 30 bêtes.
 
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Point de surprise, lorsque l’on possède un troupeau assez important, le nombre de terres est également significatif. A l’opposé, certaines familles sont démunies : peu de bêtes à cornes, peu d’arpents labourables, voire des gens sans terre. Il s’agit de familles que l’on peut considérer comme « démunies » :
 
  •   Jean Corporon, laboureur, 25 ans 1 bête à corne et aucune terre.
  •   François Pelerin, laboureur, 35 ans, aucune bête à corne, un seul arpent labourable.

Familles assurant leur subsistance et dotées d’un surplus qui les met à l’abri du besoin :
 
  • Pierre Morin, laboureur, 37 ans, 3 bêtes à cornes, 1 arpent en labour. Il est né en 1634 en France, dans le département de la Vienne ou de Normandie. Onze ans plus tard, il est installé à Beaubassin et possède un troupeau de 15 bêtes et 30 arpents en valeur.
  • François Savoie, laboureur, 50 ans, 4 bêtes à cornes, six arpents labourables. François Savoie ou Savoye arrive en Acadie vers 1643. Il est originaire du Poitou.
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Les terres sont de petites dimensions, la majorité des habitants possède entre 3 et 7 arpents de terre cultivées et en labour. Cette inclination est stable pour les années 1671 et 1701 comme l’indique le tableau ci-dessus. Les artisans ont quelques brebis, une ou deux bêtes à cornes, et peu de terre.

La ville de Port-Royal (Annapolis Royal) est située dans la baie de Fundy. Les basses terres sont mises en valeur par l’assèchement des marais en utilisant la technique des aboiteaux. Parmi les premiers arrivants en Acadie, vers 1632, se trouvent des sauniers qui extraient le sel des marais salants. Ces derniers mettent à contribution leur savoir faire pour construire des digues. Les terres sont inondées deux fois par jour par les fortes marées de la baie de Fundy. Le sel ainsi récolté est utilisé pour saler la morue pêchée le long des côtes.

L’agriculture occupe une bonne partie de la population. Quoique de faible dimension, les terres sont riches et l’Acadie exporte ses excédents vers l’Ile Royale et dans les colonies américaines. Un commerce illicite s’effectue entre les acadiens de la Nouvelle-Ecosse et l’Ile Royale. Le bétail, les céréales et les fourrures sont acheminés par bateaux jusqu’à Louisbourg.

Ainsi, nous avons dressé un tableau, certes incomplet, mais assez révélateur du profil des émigrés Français et de leurs installations en Acadie. Dans la suite, nous verrons leur vie quotidienne.




 [1] Chiffres cités dans l’étude de A. Guyon :
« L’Acadie, 1604-1763 : Synthèse historique ».
Site web : http://www.cyberacadie.com/acadie_1670_1710.htm

[2] Reproduction avec autorisation de l’auteur, Mikael Parkvall.

[3] Robert LARIN, « Brève histoire des protestants en Nouvelle-France et au Québec (XVIè-XIXè siècles) » , Québec, Editions de la Paix, 1998, page 143, note 13.

[4] Abrégé du roole des familles de l’Acadie fait par le Sr. Randin, envoyé à Monseigneur Colbert, de Québec, le huit Novembre 1671 : Tiré des Archives des Colonies, Série G1, vol. 466-1.

[5] Pour les années successives, les recensements ne précisent pas le métier. Il est difficile par conséquent de suivre l’évolution de la composition sociale de Port-Royal.

[6] Sur Jean Pitre, consulter le site qui lui est consacré http://www.geocities.com/pitre_family/Genf1.html

[7] Tiré des Archives des Colonies, Série G1, vol. 466-1. Recensement des habitants du Port-Royal, 1698.

[8] Nous avons relevé un Guillaume Trahan, arrivé en Acadie en 1636, à bord du navire « Le Saint-Jean " avec son épouse, Françoise Charbonneau ou Corbineau. Est-ce un homonyme.

[9] Jacques VANDERLINDEN, « Se marier en Acadie Française : XVIIè et XVIIIè siècles », Moncton : Editions d’Acadie, 1998.

[10] A.H. Clark, “ Acadia : The Geography “, p. 170 et 172. op.cit. Jacques VANDERLINDEN, « Se marier en Acadie Française : XVIIè et XVIIIè siècles », page 126, note 19.


http://www.histoire-genealogie.com/article.php3?id_article=882